Le compte rendu
Le compte rendu est la pièce sur laquelle vous serez jugé
Dans un dossier de responsabilité radiologique, l'écrit prime. Ce qui n'est pas écrit n'a pas été vu ; ce qui est flou n'a pas été dit.
- Écrire les réserves
- Qualité technique insuffisante, patient peu coopérant, limites de la modalité : les réserves écrites protègent, si elles sont précises.
- Être directif
- Quand une anomalie impose un complément (scanner, IRM, contrôle à 3 mois), le compte rendu le recommande clairement.
- Le contexte clinique
- Interpréter sans indication clinique est un facteur de risque majeur, surtout en garde et en téléradiologie.
- La traçabilité
- Antériorités consultées, images comparées, appel du prescripteur en cas d'urgence : tout cela se prouve par l'écrit.
La jurisprudence sanctionne régulièrement des comptes rendus qui mentionnent une anomalie sans en tirer de conséquence. Pas d'alerte explicite au prescripteur, pas de recommandation d'examen complémentaire, pas de mise en perspective clinique. Signaler une image douteuse en fin de compte rendu, sans direction, ne transfère pas la charge au clinicien.
L'urgence se téléphone, puis s'écrit. Une découverte qui impose une prise en charge immédiate ne se transmet pas par un compte rendu déposé sur un serveur. L'appel au prescripteur, et sa trace écrite dans le dossier, font la différence le jour où le dossier devient contentieux.