Votre plateau technique

Assurance du matériel d'imagerie

Aucune autre spécialité médicale n'immobilise autant de capital. Une IRM se compte en millions, un scanner en centaines de milliers d'euros, et l'installation elle-même en travaux lourds. Une machine à l'arrêt, ce n'est pas une réparation à payer : c'est une salle entière qui cesse de produire.

Parc d'imagerie, PACS et perte d'exploitation couverts — devis gratuit et sans engagement

Assurance du matériel d'imagerie
+ perte d'exploitation
Bris de machine
le prix d'une IRM
0,8 – 1,5 M€
la panne interne couverte
Bris de machine
l'activité maintenue
Perte d'exploitation

Le plateau technique le plus lourd de la médecine

Un cabinet de radiologie n'est pas un cabinet médical avec du matériel : c'est une unité de production équipée.

ÉquipementOrdre de grandeur du prix d'achatEnjeu assurance
IRM800 000 € à plus de 1,5 M€Bris de machine, perte d'hélium, immobilisation longue
Scanner400 000 € à 900 000 €Tube à rayons X, panne interne, indisponibilité
Salle de radiologie interventionnellePlusieurs centaines de milliers d’eurosArceau, capteur plan, maintenance critique
Échographe haut de gammeà partir de ~60 000 €Sondes, chute, vol, dommage accidentel
Travaux d'installation (blindage, climatisation)100 000 € à 500 000 €Aménagements à intégrer à la valeur assurée

Ordres de grandeur constatés sur le marché français — la valeur à assurer est la valeur de remplacement à neuf, travaux d'installation compris.

À cette valeur s'ajoute une dépendance opérationnelle totale : une IRM représente souvent l'essentiel du chiffre d'affaires d'un site. Quand elle s'arrête, il n'y a pas de solution de repli — les vacations ne se reportent pas sur un échographe. C'est ce qui distingue l'assurance d'un plateau d'imagerie de celle d'un cabinet médical ordinaire.

Le bris de machine, la garantie que la multirisque ne contient pas

Incendie, dégât des eaux et vol sont couverts par la multirisque. La panne, elle, ne l'est pas — et c'est justement le sinistre le plus probable sur un équipement d'imagerie.

Bris de machine

Garantie qui couvre les dommages d'origine interne à la machine : panne, casse, défaut de fonctionnement, erreur de manipulation, court-circuit, dommage électrique. Là où la multirisque classique répare les conséquences d'un événement extérieur (feu, eau, effraction), le bris de machine prend en charge la machine qui tombe en panne toute seule.

Couvert par le bris de machine
  • Panne interne d'un scanner, d'une IRM ou d'un échographe
  • Dommage électrique, surtension, court-circuit
  • Erreur de manipulation par un opérateur
  • Chute, choc, dommage accidentel sur une sonde ou un capteur
  • Frais de remise en service et de recalibrage après sinistre
À vérifier ou souvent exclu
  • L'usure normale et la maintenance programmée
  • Les pièces consommables (tubes selon les contrats)
  • Les dommages couverts par la garantie constructeur en cours
  • Le matériel non déclaré ou sous-évalué
  • Les dommages aux patients (→ RCP)
Articulez bris de machine et contrat de maintenance

Les contrats de maintenance constructeur couvrent la panne courante mais excluent presque toujours le dommage accidentel, l'erreur d'utilisation et le sinistre électrique — et ils ne compensent jamais votre perte de chiffre d'affaires. Le bris de machine se place en complément, pas en doublon : faites lire les deux contrats ensemble.

Une IRM en panne, c'est l'activité qui s'arrête

La facture de réparation n'est presque jamais le poste le plus lourd. Le poste le plus lourd, ce sont les semaines pendant lesquelles la salle ne produit plus.

La garantie perte d'exploitation après bris de machine compense la marge que vous auriez réalisée pendant l'immobilisation. Elle se souscrit généralement pour une durée d'indemnisation choisie — de l'ordre de un à trois mois — calibrée sur le délai réel de remise en service de l'équipement concerné.

  1. 1
    Le sinistre

    Panne majeure sur l'IRM : perte d'hélium, défaut du système de refroidissement, avarie sur la chaîne d'acquisition.

  2. 2
    L'expertise

    L'assureur mandate un expert ; le constructeur chiffre la réparation ou le remplacement de l'élément défaillant.

  3. 3
    L'immobilisation

    Approvisionnement de la pièce, intervention, requalification de la machine : plusieurs semaines sont fréquentes sur un équipement lourd.

  4. 4
    L'indemnisation

    Le bris de machine paie la remise en état ; la perte d'exploitation compense la marge perdue sur la période, dans la limite de la durée souscrite.

La durée d'indemnisation
Le curseur principal : une durée trop courte laisse la fin de l'immobilisation à votre charge.
La franchise en jours
Souvent exprimée en jours d'arrêt plutôt qu'en euros. À caler sur votre trésorerie.
Les frais supplémentaires
Sous-traitance des examens à un confrère, location d'un équipement mobile : à prévoir explicitement.
La base de calcul
Marge brute ou chiffre d'affaires selon les contrats — vérifiez laquelle est retenue avant de comparer deux devis.

Évaluer correctement la valeur de votre parc

Sur un plateau d'imagerie, la sous-déclaration ne coûte pas quelques centaines d'euros : elle peut amputer l'indemnisation de moitié.

Le contrat s'appuie sur la valeur de remplacement à neuf déclarée. Si la valeur réelle du parc dépasse la valeur assurée, la règle proportionnelle s'applique : l'assureur indemnise au prorata du rapport entre les deux. Un parc déclaré à 600 000 € alors qu'il en vaut 1,2 M€ conduit à une indemnisation réduite de moitié, y compris sur un sinistre partiel.

Ce qui doit entrer dans la valeur assurée
  1. Les équipements lourds

    IRM, scanner, table télécommandée, salle interventionnelle

  2. Les équipements mobiles

    Échographes, sondes, appareils de radiologie mobile

  3. L'informatique métier

    PACS, serveurs, consoles de post-traitement, stations de diagnostic

  4. Les aménagements techniques

    Blindage, cage de Faraday, climatisation, alimentation dédiée

  5. Le mobilier et le second œuvre

    Accueil, cabines, agencements du site

Tenez un inventaire vivant

Factures, numéros de série, dates de mise en service, valeurs à neuf actualisées : l'inventaire n'est pas une formalité administrative, c'est la pièce qui décide de votre indemnisation. Mettez-le à jour à chaque renouvellement d'équipement, et transmettez-le à votre courtier — un parc qui évolue sans mise à jour du contrat dérive vers la sous-assurance.

Radioprotection : le cadre que votre assureur regarde

Un plateau d'imagerie est une installation réglementée. Les obligations de radioprotection ne relèvent pas du contrat d'assurance, mais elles conditionnent la bonne tenue du dossier en cas de sinistre ou de contrôle.

Autorité de contrôle

ASNR — Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection

Depuis le 1er janvier 2025, l'ASN et l'IRSN ont fusionné au sein de l'ASNR, qui reprend l'ensemble des missions de contrôle et d'expertise en radioprotection. Les obligations applicables aux cabinets et centres d'imagerie restent inchangées ; c'est l'autorité de référence qui a changé de nom.

Conseiller ou personne compétente en radioprotection
Sa désignation est requise, après une formation dispensée par un organisme certifié.
Dosimétrie passive
Suivi individuel obligatoire de l'exposition externe des travailleurs exposés.
Dosimétrie opérationnelle
S'ajoute à la dosimétrie passive pour tout travailleur intervenant en zone contrôlée.
Contrôles de radioprotection
Contrôles internes et contrôles externes périodiques des installations et des équipements.
Zonage et signalisation
Délimitation et signalisation des zones réglementées autour des générateurs de rayonnements.

Ces obligations sont indépendantes de votre assurance, mais elles ne lui sont pas étrangères : un manquement documenté à la radioprotection peut nourrir un dossier de responsabilité, et une installation non conforme complique toujours l'expertise après sinistre.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur l'assurance du matériel d'imagerie

Ma RCP couvre-t-elle mon scanner et mon IRM ?
Non. La RCP couvre les dommages causés aux patients. Votre plateau technique relève d'un contrat distinct, associant multirisque du local, bris de machine et perte d'exploitation.
Quelle différence entre multirisque et bris de machine ?
La multirisque couvre les événements extérieurs — incendie, dégât des eaux, vol, vandalisme. Le bris de machine couvre les dommages d'origine interne : panne, casse, dommage électrique, erreur de manipulation. Sur un équipement d'imagerie, c'est le second qui joue le plus souvent.
Mon contrat de maintenance constructeur ne suffit-il pas ?
Il couvre la panne courante mais exclut généralement le dommage accidentel, l'erreur d'utilisation et le sinistre électrique. Surtout, il ne compense jamais la perte de chiffre d'affaires liée à l'immobilisation de la machine.
Qu'est-ce que la perte d'exploitation après bris de machine ?
C'est la garantie qui compense la marge perdue pendant l'immobilisation d'un équipement. Elle se souscrit pour une durée d'indemnisation choisie, généralement de un à trois mois, à caler sur le délai réel de remise en service.
Que se passe-t-il si je sous-évalue mon matériel ?
La règle proportionnelle s'applique : l'assureur indemnise au prorata du rapport entre la valeur déclarée et la valeur réelle. Sur un parc d'imagerie, une sous-déclaration se traduit par une perte de plusieurs dizaines de milliers d'euros, même sur un sinistre partiel.
Le PACS et les serveurs sont-ils couverts ?
Ils doivent être déclarés explicitement, au même titre que les équipements d'acquisition. Les stations de diagnostic, serveurs et solutions d'archivage font partie intégrante de l'outil de production.
Pour aller plus loin

Pour aller plus loin

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Bris de machine et perte d'exploitation dimensionnés sur la valeur réelle de votre parc.